Le cri âpre.

Je suis cet égaré pitoyable.

De corpulence ou de portrait déplorable.

J’ai les yeux de velours.

Menant une vie prosaïque.

Envi de réaliser une œuvre mosaïque.

 

  Prosateur, des idées novatrices.

Je cru sonder les mystères.

En se leurrant de lutter contre ma destinée.

 Avec mes efforts éculés.

 

Je me sens à part, dans un con discret.

Ma voix susurrée  semble inaudible.

Faible voué à l’ostracisme.

Pire, l’ignominie de mon destin.

M’énerve, cet air de jactance.

Je me vois offusquer par cette outrance.

Moi, insolent et boutefeu de la médiocrité.

Pourfendeur de la lâcheté.

 

Je fustige la vérité fardée.

Je vitupère les critiques pédantes,

Les persifleurs et les sarcasmes.

Je me sens englouti par la mélancolie.

Je côtoie la peur et le désarroi.

Les chardons et les épines m’enclavent.

Nul, je ne peux bouger.

La pauvreté un fléau qui retire.

Les prestiges et les honneurs inhérents.

Un bâillon m’empêche pour m’exprimer.

Ce qui me fait souffrir et m’opprimer.

Je suis cet ermite qui prêche dans le désert.

Là où les hommes ne trouvent refuge.

   Mahdi Hassan Doualeh

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