Rapport de Stage, Master archéologie, Mahdi Hassan Douale

Université Paul Valéry, Montpellier III.

Master 2professionnel d’Archéologie préventive.

Rapport de stage sur la

Fouille préventive de la Condamine VII (Vauvert, Gard)

La sépulture SP2121.

 

 

 

5 mars au 1 juin 2012.

Opérateur : INRAP méditerranée

Maitre de stage : Séjalon Pierre

Responsables pédagogiques : Xavier Gutherz, Luc Jallot.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé

 

La fouille a été réalisée à Vauvert(Gard) sur le lieu-dit « la Condamine ».

Ce chantier a démarré après le diagnostic (Condamine VI). L’opération a été  dirigée par Vincent Mourre (Inrap. Méditerranée) de mars à mai 2011. Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet de lotissement «Les jardins de l’Espérions » de la SAS Angelotti sud terrain.

La prescription a prévu, une emprise de 6500 m2. La fouille a mis en évidence cinq périodes d’occupation qui vont du Paléolithique à l’époque moderne. La prescription a privilégié la période Paléolithique, et dans un second temps les occupations néolithique, protohistorique et moderne.

Une autre occupation émerge à la charnière de la fouille, il s’agit de la période mésolithique, qui n’avait pas été observée au diagnostic et n’entrait donc pas dans la prescription.

La fouille a été divisée en deux ateliers. L’un concerne les périodes Paléolithique et mésolithique, l’autre  les structures en creux néolithiques et protohistoriques.

 

Mots clés : Paléolithique, mésolithique, néolithique (final, Fontbouisse), protohistorique (1er âge du fer), moderne, silo, sépulture, industrie lithique.

Sommaire

Section 1 : les données administratives.

Section 2 : les résultats scientifiques :

Présentation générale  du type d’opération et du l’opérateur.

I)      Présentation générale du site

a)      Contexte d’intervention

b)     Contexte géographique et géomorphologique

c)      Contexte archéologique et les opérations antérieures.

II)   Le cadre d’intervention

  1. opérateur d’intervention

2. consigne de sécurité (DICT, PPSPS).

3. Les modalités d’intervention

4. Le décapage

5. La fouille

6. La topographie

7. L’enregistrement

III) Observation archéologique du site

1. La répartition chronologique  du site

1.1. Les occupations paléolithiques.

1.2. Mésolithique

1.3. Les occupations néolithiques.

1.4. Les occupations protohistoriques.

2) la post-fouille.

2.1. Traitement des mobiliers

2.2. D.A.O

2.3. Syslat

Section 3 : annexes

 

Figure 1 : localisation du site sur un fond de carte IGN au 1/250000e et 1/100000e.

 

 

 

Figure 2 : Plan cadastral avec la localisation de la zone de fouille.

 

 

 

 

 

 

 

Introduction : choix et motivation du stage

C’est dans le cadre de ma deuxième année de Master professionnel d’archéologie Préventive à l’université Paul Valéry (Montpellier III), que j’ai fait mon stage de perfectionnement professionnel à Vauvert (Gard).

J’ai participé à une opération de fouille préventive qui s’appelle «La Condamine VII » sur la commune de Vauvert.

Les travaux  ont  commencé le 5 mars et se sont  poursuivis jusqu’au 18 mai 2012.

Le second semestre du Master II mention archéologie préventive est consacré à un stage de 3 mois, durant lequel on est tenu de participer à une fouille préventive ou à un diagnostic. Après la fin du stage, il incombe au stagiaire de faire un mémoire avec une soutenance devant un jury composé de membres de différentes institutions.

C’est à cette occasion, que j’ai eu la possibilité d’effectuer mon stage au sein de l’INRAP Méditerranée. L’opération était dirigée par Vincent Mourre qui est un  spécialiste de la Préhistoire ancienne avec la collaboration de Pierre Séjalon.

Le chantier a accueilli quatre stagiaires notamment trois stagiaires de Master 2 AP (Couvale Marilou, Bousquet Jérémie et Hassan Doualeh Mahdi) et un stagiaire de Master 1AP (Marc Arion).

Nous avons tous participé à l’intégralité de la campagne de fouille exceptée Marc Arion dont la durée de stage était d’un mois.

Le responsable de notre stage, Pierre Séjalon a facilité notre intégration à l’équipe de fouille en nous proposant de participer aux différentes taches prévues pour la fouille. Chacun de nous a eu la possibilité de travailler de manière privilégiée sur une période en particulier : pour Marilou le Paléolithique, pour Jérémie la Protohistoire, pour moi-même le Néolithique.

Il est à noter que la période du Paléolithique était la priorité sur le chantier en raison des découvertes du diagnostic ; les autres périodes étant marginales dans la prescription de fouille.

Ce stage m’a permis de participer à la globalité de la phase de fouille durant neuf semaines ainsi que la première partie de la post-fouille pendant trois semaines (pas la post-fouille de l’opération mais une post-fouille que notre responsable a organisé spécialement pour les stagiaires).

Je me suis adapté au travail de terrain et surtout aux taches que le responsable des stagiaires m’a confiées. Le terrain m’a permis de me familiariser avec les méthodes de fouilles et de l’enregistrement des données.

La participation à la phase post-fouille m’a facilité l’acquisition de nouvelles compétences.

On m’a formé au lavage et au dessin des céramiques, en particulier pour le Néolithique. J’ai aussi appris à utiliser le logiciel Adobe Illustrator CS2 afin de mettre au propre les relevés pratiqués sur les structures que j’ai été amené à fouiller.

Je n’ai nullement ici la prétention de faire un R.F.O. aussi je me suis limité à rendre compte de ce qui avait retenu mon attention. Par souci de clarté, mon rapport est organisé en trois sections : la première concerne les  documents administratifs, la deuxième les résultats scientifiques de la fouille et la troisième pour les annexes.

 

 

 


Remerciements

Je tiens tout d’abord à remercier Mr. David Lefèvre, Xavier Gutherz et Luc Jallot pour leur  encadrement pédagogique.

Je remercie également le responsable de l’opération, Vincent Mourre d’avoir accepté que je sois membre de son équipe.

Toute ma gratitude va à Séjalon Pierre pour ses conseils combien riches et instructifs durant mon  stage.

Un grand merci à Gilles Escallon pour ses critiques pertinentes et ses recommandations importantes.

Je remercie infiniment toute l’équipe de fouille de  l’Inrap méditerranée pour leur sympathie.

Je remercie les spécialistes comme le géomorphologue, Laurent Bruxelles et l’anthropologue Valérie Bel.

Je remercie aussi  Fritz Rebecca, ma responsable du secteur.

Je remercie tous les stagiaires sur le terrain et plus particulièrement Marilou Couvale.

Je remercie tous les camarades de ma promotion 2011-2012.

Enfin ma gratitude va à ma famille surtout ma mère et mes frères et sœurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          Section administrative

Fiche signalétique

Localisation

Région, Languedoc-Roussillon, Département, Gard (30) Commune, Vauvert

Adresse Avenue Henri Aubanel / Chemin de la Rouvière / RD 6572

Lieu-dit La Condamine, Les Piles Loins, L’Espérion

Codes

code INSEE30341

Numéro de dossier Patriarche

__Numéro de l’entité archéologique

Coordonnées géographiques et

altimétriques selon le système

National de référence

X : 802650 m

Y : 6288050 m

Z moyen : 34 m

Références cadastrales

Commune Vauvert Année 2009SectionAV, AY parcelle(s)AV 20 à 29, AY 186

Statut du terrain au regard des

Législations sur le patrimoine et

L’environnement

Propriétaire du terrain

SAS Angelotti Sud Terrain

Références de l’opération

Numéro de l’arrêté de prescription n° 11/390-8463

Numéro de l’opération Inrap FA 111 200 01

Numéro de l’arrêté de désignation du responsable n° 12/85-8463

Maître d’ouvrage des travaux

D’aménagement

SAS Angelotti Sud Terrain Les Arcades Jacques Coeur Bât C

Avenue de Boirargues34970 Lattes

Nature de l’aménagement

Construction d’un lotissement

Opérateur d’archéologie

Inrap Méditerranée

Responsable scientifique de l’opération

Vincent Mourre, Inrap

Organisme de rattachement

Inrap Méditerranée561 rue Étienne Lenoir Km Delta30 900 Nîmes

Dates d’intervention sur le terrain

Préparation le 2 mars 2012 fouille du 5 mars au 1 juin avril 2012 post-fouille

à partir de 4 juin

Lieu de dépôt temporaire du mobilier

Inrap Méditerranée561 rue Étienne Lenoir Km Delta30 900 Nîmes

Lieu de dépôt définitif du mobilier

Centre de Documentation Archéologique du Gard 396, avenue Joliot Curie30900 Nîmes

  1. Données administratives, techniques et scientifiques


Mots-clefs des thesaurus

Chronologie

Paléolithique

Inferieur

Moyen

Supérieur

Mésolithique et Epipaléolithique

Néolithique

Ancien

Moyen

Récent

Final / Chalcolithique

Protohistoire

Âge du Bronze

Ancien

Moyen

Final

Age du Fer

Premier Âge du Fer

Second Âge du Fer

Antiquite romaine (gallo-romain)

Republique romaine

Empire romain

Haut-Empire (jusqu’en 284)

Bas-Empire (de 285 a 476)

Epoque médievale

haut Moyen Age

Moyen Age

bas Moyen Age

Temps modernes

Epoque contemporaine

Ere industrielle

Sujets et thèmes

Edifice public

Edifice religieux

Edifice militaire

Bâtiment

Structure funéraire

Voirie

Hydraulique

Habitat rural

Villa

Batiment agricole

Structure agraire

Structure urbaine

Urbanisme

Maison

Habitat urbain

Foyer

Fosse

Sepulture

Grotte

Abri

Megalithe

Artisanat

Argile : atelier

Atelier

Niveaux de circulation

Four

Murs

Sols

Puits

Mobilier

Industrie lithique

Industrie osseuse

Céramique

Restes

Végétaux

Faune

Flore

Objet métallique

Matériel de mouture

Outil

Parure

Habillement

Trésor

Monnaie

Verre

Os

Peinture

Sculpture

Inscription

Terre cuite

Etudes annexes

Géologie

Datation

Anthropologie

Paléontologie

Zoologie

Botanique

Palynologie

Macrorestes

An. de céramique

An. de métaux

Aca. des données

Numismatique

Conservation

Refus

 

Générique de l’opération

 

Intervenants

Intervenants scientifiques

Prénom Nom, organisme d’appartenance Tâches génériques Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Henri Marchési, SRA Conservateur régional Autorité scientifique

Christophe Pellecuer, SRA Conservateur du Patrimoine Prescription et contrôle scientifique

Marc Célié, Inrap Adjoint scientifique et technique Mise en place et suivi de l’opération

Vincent Mourre, Inrap Chargé d’étude et de recherche Responsable scientifique

Intervenants administratifs

Prénom Nom, organisme d’appartenance Tâches génériques Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Henri Marchesi, SRA Conservateur régional Prescription et contrôle scientifique

Christophe Pellecuer, SRA Conservateur du Patrimoine Prescription et contrôle scientifique

François Souq, Inrap Directeur interrégional Méditerranée Mise en place et suivi de l’opération

Marc Célié, Inrap Adjoint scientifique et technique Mise en place et suivi de l’opération

Intervenants techniques

Prénom Nom, organisme d’appartenance Tâches génériques Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Jorge Barrera, Inrap Logisticien Mise en place et suivi de l’opération

Radeano Hervé , Inrap Logisticien Mise en place et suivi de l’opération

Brigitte Thuillier, Inrap Archéologue DICT

Rémi Chantant, Inrap Conseiller sécurité prévention Mise en place et suivi de l’opération

I. Données administratives, techniques et scientifiques 9

Équipe de fouille

Prénom Nom, organisme d’appartenance Fonction Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Vincent Mourre, Inrap Archéologue Responsable scientifique

Christelle Noret, Inrap Archéologue Responsable de secteur

Jean-Luc Aurand, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Bouchet Marie, inrap Archéologue Responsable de secteur

Fritz Rebecca, inrap Archéologue Responsable de secteur

Archimbeau Virginie, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Cayne Philippe, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Duflot Laurent, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Goumy Steve, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Guerre Josselyne, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Pascal Yoann, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Plassot Eric Inrap, Archéologue Fouille et relevés

Pliskine Patrice, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Raux André, Inrap Archéologue Fouille et relevés

,

Séjalon Pierre, inrap Archéologue Responsable de scteur.

Tarrou Liliane, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Thomas Benjamin, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Laurent Bruxelles, Inrap Archéologue Géomorphologie

Julie Grimaud, Inrap Archéologue Fouille et relevés

Antoine Farge, Inrap Topographe Relevés et plan des tranchées

               Section 2 : Résultats scientifiques


I) Présentation générale du site

1) Contexte d’intervention

L’opération de fouille préventive de la Condamine VII à Vauvert (Gard), s’inscrit dans le cadre du projet de lotissement «  Les jardins de l’Espérions » réalisé par la société SAS Angelotti Sud terrain. Elle a été  prescrite, suite à un diagnostic (Condamine VI) qui a révélé la présence de plusieurs occupations humaines d’un intérêt scientifique certain.

Ce projet s’inscrit à la suite d’aménagements qui ont démarré dans les années 1990 dans le cadre de la ZAC de la Condamine.

Cette zone, en pleine construction, a permis la mise au jour d’occupations anciennes sur le versant ouest du plateau de la Costières.

Les parcelles concernées se situent entre l’avenue Henri Aubanel (RD 352, prolongement du chemin d’Anglas), le chemin de la Rouvière et la RD 6572(EX RN 572).

Sur cette zone, on dénombre plusieurs sites recensés dans la carte archéologique nationale, notamment le site Paléolithique supérieur des Piles Loins (30341007), le site Néolithique des Piles Loins (3034005 et 30341021), enfin un canal de captage de la fin de l’époque Moderne(30341009).

 

 2. contexte géomorphologique

 

Le site se trouve géographiquement sur la commune de Vauvert et fait partie du département du Gard et de la région Languedoc-Roussillon. Il est localisé sur un long versant (glacis), situé entre la très haute terrasse des Costières (là où les galets sont abondants) et la basse terrasse du Rhône.

Le site est sur le versant taillé dans le Pliocène. Les spécialistes de la géomorphologie définissent Les Costières comme un complexe d’alluvions qui tire son origine de dépôts faits par le Rhône et la Durance à la charnière du Tertiaire et au commencement du Quaternaire. La formation postérieure sur laquelle est le site est des colluvions. Elles recouvrent localement le Pliocène. Le substrat, que nous avons rencontré, sur l’intégralité de l’emprise du site a été étudié et analysé par Laurent Bruxelles, géomorphologue à l’INRAP. Ce dernier distingue deux sortes de substrats.  Un premier substrat qu’il appelle substrat pliocène. Il se subdivise en séquence détrique dénommé la série de Surville (le géomorphologue retient trois séries).

“L’ensemble de la série de Surville présente un pendage assez marqué en direction du Sud-ouest. Elle a donc été affectée par des mouvements tectonique tardifs, avant la mise en place de terrasses rhodaniennes et de cordons littoraux postérieurs” (Bruxelles 2011). Puis un second substrat qui s’appelle les formations postérieures. Cette dernière formation se met en place après la série de surville. Dans cette deuxième formation le spécialiste distingue quatre formations à savoir la formation de Saint-Gilles (1, 2 et3) et les terrasses rhodaniennes.

Le site est localisé sur un long versant (glacis), situé entre la très haute terrasse des Costières (la ou les galets sont abondants) et la basse terrasse du Rhône. Le site Est entre la formation alluviale quaternaire et le substrat pliocène.

3) Les campagnes antérieures

 

Vers la fin du XIXème siècle, F.Mazauric a été le premier à souligner dans ses écrits, l’existence des vestiges néolithique dans les secteurs de la Condamine.

Il a été parmi le premier à s’intéresser à  l’archéologie gardoise. Il exposa les mobiliers qu’il avait découverts à la Condamine lors d’une exposition liée au congrès préhistorique de France à Nîmes en 1911(Mazauric 1911).

C’est dans les cinq dernières  décennies, que nous assistons à de nouvelles découvertes à la Condamine.

Nous dresserons la liste des découverts par ordre chronologique.

En 1970, F. Bazile effectue des prospections de surface dont les résultats participeront à  sa thèse (Bazille 1971 et 1976).

F. Bazile a découvert quelques éléments qui montrent la présence d’une occupation Paléolithique aux Piles Loins.

C’est au début des années 1990, surtout en 1993, que des travaux immobiliers, ont été amorcés. De nombreuses campagnes de sondages ont été effectuées en 1993 et 1994. Ces dernières ont mis en évidence la présence de mobiliers du Paléolithique supérieur en place.

C’est à partir de 2001, que F. Bazile organise une fouille programmée annuelle jusqu’en 2003 (date à laquelle le propriétaire a refusé de renouveler son accord). Les nombreuses campagnes qui se sont enchainées, ont permis la mise au jour de vestiges lithiques, des galets et des structures en creux néolithiques.

Une datation radiocarbone AMS des niveaux paléolithiques a été établi à partir d’un  charbon et a donné un résultat de 17530 ± 79 BP (Bazille 2006).

Dans son analyse, F. Bazille attribue l’industrie lithique à un Magdalénien ancien (Bazille 2002 et 2006) ou à un « Magdaléno-Badegoulien » (Bazille, Boccaccino 2007) (attention normes biblio).

Les La quantité des nucléus à lamelle et la rareté de l’outillage sont interprétés comme un « faciès d’atelier ». Du point de vue typologique et technologique, les indices renvoient à un faciès de l’industrie du magdalénien ancien, à raclettes et lamelles.

M. Langlais s’intéresse à l’industrie des Piles Loins au cours de ses études de DEA, suivie de sa thèse (Langlais 2003 et 2007). Il décèle que les microlithes dominent les autres outillages tels que les burins, les lames tronquées et les grattoirs (Langlais 2007, p.173).

Suite, aux campagnes dirigées par F. Bazille sur le site Paléolithique des Piles Loins, de nombreuses fosses du Néolithique final ont été mises au jour ainsi qu’une fosse de l’Antiquité tardive.

En 1999, avant la construction du collège de Vauvert « la Vallée verte », plusieurs opérations de diagnostic ont été effectuées (mettre les références des rapports de diagnostics).

Le diagnostic de la Condamine I et la fouille de la Condamine II ont permis la mise  au jour de fosses, de silos et de caves néolithiques sur environ 1000 m². Les mobiliers qui ont été découverts au cours de ces campagnes furent attribués au Néolithique final (Ferrières et Fontbouisse deux occupations distincts du néolithique final). La campagne de diagnostic de la Condamine III  nous montre des aménagements modernes et contemporains.Des prospections, dirigées par F. Bazile et R. Pellé ont été réalisées en 1998. Elles ont été suivies par une autre campagne au début des années 2000 menée par C. Monnet, F. Bazille, R. Pellé et H. Petitot révélant la présence d’une occupation du Haut Empire (Ier siècle apr. J.-C).

En 2000, durant le diagnostic de la Condamine IV, de nouvelles structures  protohistoriques (fosses de l’âge du fer) et du Néolithique final furent découvertes par G. Escallon (Escallon et al. 2001 ; Bazille et al. 2003).

I)                   Le cadre de l’opération

  1. 1.      opérateur d’intervention

L’INRAP (institut national de recherche archéologique préventive) constitue l’une des opérateurs qui joue un rôle majeur dans les activités archéologiques en France. Elle été créée en 2001. Historiquement, cet institut découle, de l’AFAN (association pour les fouilles archéologiques nationales). Cette dernière a été créée en 1973.

L’INRAP a pour but de sauver les vestiges archéologiques avant qu’ils ne soient détruits par les travaux d’aménagement.

2.   consigne de sécurité (DICT, PPSPS)

2.1. DICT

La déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT), est une démarche administrative préalable à la fouille. Elle est réalisée au sein de chaque direction interrégionale par le personnel administratif. Il s’agit ici  de Brigitte Thuillier (INRAP méditerranée). Elle envoie ce document aux différentes entreprises concernées. Ces derniers peuvent être les propriétaires des ouvrages de l’électricité, de télécommunication (câble ou fibre optique) ou hydrauliques, concerner les hydrocarbures ou des produits chimiques etc.… Elle attend  une réponse de leur part. Si aucune réponse n’est donnée au bout  d’une dizaine de jours, elle va reprendre contact avec les entreprises qui n’ont pas répondu soit par appel téléphonique ou  en courrier recommandé jusqu’à qu’elle trouve une réponse. (voire la section annexe),

2.2. PPSPS.

Le PPSPS, est un document réglementaire qui concerne pour tous les chantiers de travaux d’aménagement. Il repose sur cinq grandes parties. On a tout d’abord la rubrique administrative où se trouvent les coordonnées du chantier, les contacts avec l’aménageur, les nombres de personne sur le terrain, les horaires du travail et  le nom du responsable du chantier. Ensuite nous avons la rubrique hygiène du chantier qui concerne la base de vie, le branchement électrique, l’eau potable, les ordures ménagère, etc.…  Puis la rubrique formation. Dès le premier jour du chantier les responsables abordent le problème de sécurité et d’hygiène. Enfin dans la rubrique évaluation du risque, on réfléchit sur les risques et on se demande comment on peut gérer et mettre en place des mesures de prévention. Ils peuvent être inscrits dans  un tableau. Ce tableau est évolutif, il suit les aléas des risques sur le chantier. Si on découvre un nouveau risque on peut l’ajouter dans le tableau.

Le PPSPS, est signé par le responsable d’opération. Il est strictement obligatoire pour tous les chantiers archéologiques (diagnostic ou fouille).

On cas d’accident grave, ce document est tenu à la disposition de la justice, d’où l’importance de se prémunir (voire la section annexe).

2. Méthode d’intervention

   L’ensemble des opérations qu’on est amené à entreprendre devra l’être en conformité avec les instructions et les réglementations énuméré à la section 1 (hygiène et  sécurité, respect de la prescription, et du cahier de charge etc.…

L’organisation de la fouille a été envisagée sous la forme de deux ateliers. Le premier concerne les vestiges du Paléolithique supérieur  et du Mésolithique répartis dans deux secteurs mis en évidence lors du diagnostic.

Le secteur 1 correspond au secteur  fouillé par F. Bazille lors de ses campagnes de fouille programmée. Suite à l’arrêt prématuré de cette fouille, il demeurait quelques témoignages en place sur une étendue de 60 m2. Le second secteur correspond à un nouvel horizon de sol détecté lors du diagnostic et se trouve au centre de l’emprise de la fouille.

Ces deux secteurs ont été soumis à une fouille planimétrique qui a nécessité la mise en place d’un carroyage de 1m de coté.. La nature des sédiments qui présentent un encroutement épais et dur a nécessité l’usage de perforateurs et de burins électriques dans le secteur 1. L’utilisation de ces outils avait pour but le dégagement plus rapide des pièces lithiques.

Pour ce qui concerne le secteur 2, une fouille manuelle par passe a été adoptée. Les mobiliers ont été  prélevés, une fois leur positionnement précis effectué. L’ensemble des sédiments a été tamisé.

Suivant les prescriptions du cahier des charges scientifiques, un relevé pièce par pièce en trois dimensions (x, y et z) a été pratiqué à l’aide d’un tachéomètre afin de rattacher les vestiges au système Lambert et au référencement NGF. Ces données sont identifiées pour toutes les pièces lithiques et sont saisies dans le logiciel Syslat-Terminal et exporter vers le SIG.

Tous les mobiliers lithiques qui ont été relevés dans les deux secteurs de l’atelier Paléolithique ont été ramenés au Centre Archéologique de Nîmes. Les pièces lithiques ont été lavées puis  marquées de façon individuelle avec un numéro d’inventaire ou avec un numéro d’US pour le mobilier issu des prélèvements.

Le projet de fouille prévoyait pour chaque secteur cinq personnes (un responsable de secteur et quatre techniciens). Puis deux  personnes à temps plein chargées du traitement des sédiments prélevés et  pour le marquage manuel des pièces lithiques. Et enfin pour une autre personne à demi temps plein pour le traitement du mobilier.

Les méthodes utilisées pour les vestiges des périodes néolithiques et protohistoriques  ont différé de celles employées pour le Paléolithique et le Mésolithique.Contrairement à ce dernier, les occupations néolithiques et protohistoriques se caractérisent par des structures en creux.

En effet, les structures en creux sont fouillées par moitié ou totalement en vue d’extraire tous les mobiliers, surtout la céramique qui nous a aidée a dater la chronologie des occupations.

Toutes les structures fouillées ont été relevées en plan et en coupe et ont fait l’objet d’un géo référencement en coordonnées X, Y, Z. Un ou plusieurs clichés complètent l’archivage des données.

La découverte de sépultures à inhumation dans des structures du Néolithique a nécessité la venue d’une anthropologue en l’occurrence Valérie Bel (ingénieur INRAP).A priori, le cahier de charge prévoyait la fouille de quatre sépultures. Mais en réalité nous avions fouillé que deux sépultures.

Les déchets domestiques qui ont été récoltés feront l’objet d’études spécifiques par plusieurs spécialistes, comme l’archéozoologie, la carpologie et l’anthracologie.

4. Le décapage

La zone prescrite a été décapée du 5mars au 9 mars 2012. Elle correspond à une surface de 4500 m2. Pour le décapage, trois pelles mécaniques à chenille (type 20 tonnes) munies d’un godet de curage de 3 m de large, ont été utilisées, sous la surveillance de six agents y compris le responsable de l’opération, Vincent Mourre. Le chauffeur suit les instructions du responsable de l’opération.

Figure  3 : la pelle mécanique lors du décapage( cliché J. Bousquet)

Le décapage est mené jusqu’à atteindre le niveau d’apparition des vestiges archéologiques, soit les horizons du Paléolithique, soit les structures en creux des autres périodes. Après avoir repéré les structures, on les numérote avec une étiquette et on les délimite soit par une peinture ou un trait.

 

5. La fouille à la lumière du cahier des charges et les objectifs scientifiques.

La SRA a évalué l’emprise de la fouille à une superficie de 4500 m2.

L’étendue de l’emprise de la fouille s’inscrit entre les lots 46 et 48 côté ouest, 51, 52 au nord et 19 pour l’angle nord-est.

La fouille suit conformément les objectifs fixés par le prescripteur. Les buts que ce dernier a établis sont les suivants :

Tout d’abord définir et analyser les pièces lithiques du Paléolithique  afin d’en  tirer une approches palé ethnologique conséquente,  Ensuite, préciser l’extension et la chronologie des  occupations du Néolithique final. Et enfin, confirmer et analyser les témoins de l’occupation de l’âge du Fer.

6. Topographie

La topographie consiste à réaliser un plan des vestiges archéologiques dans l’emprise de la fouille. On enregistre les points à l’aide d’un tachéomètre laser. L’enregistrement des points à l’aide de cet appareil nécessite deux personnes. Une personne qui déplace la canne portant le prisme sur l’ensemble des éléments ou des points devant être relevé. Le topographe vise le prisme afin d’enregistrer les points. Les données enregistrées par le topographe sont numérotées et vont servir à établir le plan général des vestiges ou, en particulier sur le chantier de Vauvert, de localiser avec précision les pièces lithiques appartenant aux horizons du Paléolithique. Le topographe revient couramment sur le chantier afin d’enregistrer les nouvelles structures. En effet, le topographe offre, un plan en plusieurs dimensions dans l’ensemble  du site et  plus particulièrement de chaque zone.

7. Méthode d’enregistrement

L’enregistrement se fait en suivant  scrupuleusement la méthode de Harris comme la majorité des opérations de fouille. Les archéologues ont partagés le site en cinq zones. La zone1, qui va conditionner la numérotation des US à partir de 1001, correspond à l’enregistrement des données du diagnostic. La zone 2 : qui débute par 2000, a été attribuée à tous les vestiges en creux présents sur la fouille. Cela concerne les périodes du Néolithique, de la Protohistoire et de l’époque moderne. La zone 3 est destinée à l’enregistrement des structures du Paléolithique, essentiellement les foyers à galets chauffés. La zone 4 a servi à l’enregistrement des US du carroyage du secteur Paléolithique du secteur 1. Enfin la zone 5 a servi à l’enregistrement des US du carroyage du secteur Mésolithique du secteur 2 qui se trouve au centre de l’emprise de la fouille. Le mobilier lithique prélevé pièce par pièce a reçu un numéro d’inventaire particulier débutant à 10000 pour le secteur 1 et à partir de 20000 pour le secteur 2.

II)              Observation archéologique

1)      La chronologie des occupations humaines présentes sur le site

Figure 4: répartition des occupations sur le site

1.1. Paleolithique

1.1.1. L’histoire paléolithique du site.

Le site Piles Loins (venant du dialecte occitan, cette expression signifie « abreuvoir qui  est loin de Vauvert »), qui représente le secteur paléo1 de l’actuelle opération Condamine VII, fut découvert pour la première fois par F.Bazile lors de ses prospections  de surface en 1970. Il a effectué  des fouilles programmées (2001-2003)  sur le secteur paléo1. Il a attribué le gisement  de ce dernier à une phase ancienne du Magdalénien (17530 + ou -79BP).

Selon les études de F.Bazile, l’industrie lithique du site est très proche tant du point de vue typologique que technologique de celle de certains sites de la région Languedoc-Roussillon.

« L’industrie lithique des Piles Loins est relativement proche à la fois sur le plan typologique et technologique de celle du site magdalénien ancien à raclette et lamelle à dos de Camparnaud à vers-Pont-du-Gard (Bazile 1977) mais également de celle des sites de l’Aude, Lassac et la Rivière (Sacchi 1986). »

Lors du diagnostic, de la Condamine VI, le paléolithicien, Vincent Mourre  soulève une hypothèse qui stipule l’existence de quelques indices qui renvoient vers le paléolithique inférieur (il s’agit  d’un galet de quartzite) et du paléolithique moyen (d’un éclat en silex). (Mourre, 2011).

Lors du diagnostic le responsable de la fouille nous apprend que le faible échantillon recueilli est la cause d’une imprécision chrono culturelle. Cela n’a pas empêché qu’on l’attribue au Paléolithique supérieur, voire peut-être au Magdalénien ancien des Piles Loins. La possibilité d’évoquer  une phase badegoulienne n’est pas négligée.

Bien que la post-fouille n’ait pas encore été effectuée, la masse des mobiliers lithiques récoltés semble étayer  les interprétations de F.Bazile.

 

figure 5 : Cliché G.Bousquet (secteur Paléo1, zone de fouille programmé de F.Bazile).

1.2. Mésolithique

La Mésolithique, est une période de la préhistoire, qui se situe entre le Paléolithique et le Néolithique. On constate un changement climatique dans cette période-ci. L’homme qui était le début exclusivement cueilleur et prédateur est devenu chasseur, pécheur ou cultivateur La faune froide (le mammouth, le renne, etc.….) devient de plus en plus rare tandis que la faune tempérée (cerf, sanglier etc.….)  prolifère. L’art pariétal disparait petit à petit. Le faciès mésolithique se différencie du paléolithique par  les processus de la simplification et la géométrisation des outils lithiques. A titre d’exemple hameçon d’os, nasse, filet et harpon pour pécher et l’arc pour chasser.

C’est à la charnière de la fouille qu’on apprit l’existence d’une occupation mésolithique. Il s’agit du secteur 2 qu’au début le responsable de l’opération pensait une occupation paléolithique. Cette occupation n’a pas été prévue dans la prescription de la fouille car elle n’a pas été observée lors du diagnostic. En outre, les vestiges de cette période sont très rares dans la région et peu de documentation existe pour effectuer des comparaisons. La masse de mobiliers récoltés sur le terrain  nous permet maintenant d’attribué le secteur paléo2 en mésolithique.

figure 6 :Cliché G.Bousquet (secteur Mésolithique).

1.3. Néolithique

Historiquement, les autres opérations qui ont précédé, la Condamine VII ont décelé la présence d’une occupation du Néolithique final. La « ZAC de la Condamine » (Piskorz et al. 1999), qui se trouve à une distance qui avoisine les 500 m du lieu où l’opération de diagnostic fut effectuée.

Le diagnostic  de la Condamine VI, qui a généré  cette fouille a permis la mise au jour de nombreux tessons muni de décors Fontbouisse. Je propose ici une courte synthèse sur la culture  de Fontbouisse.

La culture de  Fontbouisse tire son nom  d’un lieu-dit, sur la commune de Villevieille, localité du Gard, au nord-est de Sommières. Cette culture s’inscrit dans le Néolithique final, phase III ou Chalcolithique (2800-2300 av. J-C). Elle se caractérise par une poterie avec des vases carénés, fréquemment décorés de cannelures et des habitations à abside, bâtis en pierre sèche sur les plateaux calcaires et en moellons ou briques de terre crue dans la plaine côtière. Les fontbuxiens furent les premiers de la région languedocienne  à développer la métallurgie du cuivre. La culture de Fontbouisse se trouve fréquemment  en le Languedoc Oriental : à Nîmes dans la plaine du Vistre, , dans la plaine de Lunel-Mauguio, dans le bassin inférieur du Lez et dans la plaine du Languedoc central etc.…

Figure 7 :Tr.22, FE1042,  vase orné de cannelures en registre s, Fontbouisse (cliché V. Mourre)

Dans le site de la Condamine VII, nous observons quatorze structures en creux (deux sépultures et douze fosses) en creux néolithiques. Le mobilier récolté ainsi que l’analyse du comblement de certaines structures ont permis une attribution au néolithique final lors du diagnostic. J’ai pu participer à la  fouille ainsi qu’au relevé de la sépulture SP2121 (voir ci-dessous en détail). Concernant l’autre sépulture SP 2006, elle a été fouillée par Rebecca Fritz, responsable du secteur néolithique. Elle a remarqué lors de sa fouille que le squelette du défunt était situé au-dessus des os d’un mammifère qu’elle qualifie de bœuf. Elle a observé aussi une architecture de terre cuite et la présence d’une banquette qui repose sur certaines parties de l’individu et du  bœuf.

En outre, il me semble important de proposer un catalogue des fosses néolithique que j’ai fouillées.

2.1) Catalogue des fosses

2.1.1) Les fosses du Néolithique.

           La sépulture SP2121

La sépulture SP2121 est située à proximité de la berme sud de l’emprise de la fouille. Sa partie ouest est partiellement engagée sous un plot témoin de la stratigraphique. Sa fosse est creusée à la fois à la base du substrat pliocène et du sommet de colluvions encroutées par des calcaires. Après le creusement de la fosse, on constate une érosion du sol jusqu’au sommet de cet encroutement et le sol archéologique n’existe plus. La fosse est scellée in fine par des sédiments mal triés. La présence de nodules de terres cuites dans tout le niveau renvoie l’image de colluvions agricoles.

Figure  8 : SP2121, cliché, H.Mahdi

De forme apparemment circulaire, son diamètre est compris entre 0,95 m et 1 m. Son profil (US2179, le creusement) comporte des parois verticales voire rentrantes de 0,60 m de profondeur. Son comblement est formé de 3 couches :

Le niveau supérieur (US2121) est composé de très nombreux galets probablement issus des Costières. Ils mesurent entre 10 et 20 cm pour les plus gros alors que les plus nombreux sont entre 0,05 à 0,10 m. Ils se répartissent sur une épaisseur de 0,35 m et ne présentent pas une organisation particulière. Ils sont noyés dans un limon sableux très compact et relativement hétérogène, de couleur brun gris, mêlé de graviers. Ce sédiment est très riche en fragments carbonatés millimétriques et plus rarement centimétriques. On note la présence de très rares particules de terre cuite. Le niveau intermédiaire, US2178, est un sédiment limono-sableux de couleur brun marron qui présente cependant moins d’inclusions de carbonates que la couche sous-jacente US2177.

Le niveau inférieur (US2177), quant à lui, se caractérise par un sédiment limono-sableux, faiblement argileux de couleur gris brun. Il est assez homogène et induré. Il contient de rares particules et nodules carbonatés ainsi que du pseudo-mycélium.

C’est dans l’US 2229, qui correspond à la couche inférieure qu’un individu en position fœtale a été mis au jour.

                            Figure 9 : sépulture 212

Avec l’aide et l’intervention d’une anthropologue, en l’occurrence, Valérie Bel nous avions pu retirer les informations nécessaires de la sépulture. La sépulture a été installée dans une fosse, déjà en partie colmatée avant le dépôt  du mort. En effet, le défunt  n’est pas disposé sur le fond de la fosse mais sur un sédiment charbonneux qui surmonte une couche de substrat remanié.

Le sujet repose sur le côté droit en position fléchie, la tête au sud-est, les pieds au nord-ouest. Il a été en partie détruit lors de la découverte à la mini-pelle. Les membres supérieurs sont fléchis, main gauche repliée en avant du thorax. La main droite devait se trouver au niveau du crâne. Les membres inférieurs sont repliés en avant du tronc. Il y a un coffrage formé d’une dalle subhorizontale retrouvée au-dessus du squelette, posée sur deux blocs qui se sont effondrés sur les os, au niveau des pieds et du thorax. Quelques disjonctions des articulations (au niveau du coude gauche, de la main gauche, des chevilles) confirment une décomposition en espace vide (les os ont bougé en dehors du volume du corps).

Certains déplacements pourraient s’expliquer par un affaissement lié à la disparition d’un élément en matériau périssable situé sous le corps (effet “d’espace vide secondaire”).

Dans le même temps, on a des indices de colmatage rapide de certaines parties du volume de corps (thorax) car certains os sont en équilibre instable (ils auraient dû normalement tomber, mais ils ont été retenus par la terre). C’est le cas des clavicules, de la mandibule. La disposition des côtes témoigne d’une mise à plat incomplète du volume thoracique (le volume est partiellement préservé).

Le maintien en équilibre instable du fémur gauche est plus difficile à expliquer dans la mesure où le coxal gauche n’a pas été retrouvé. Il pourrait avoir été prélevé après décomposition du corps, alors que la sépulture était déjà en partie colmatée. Le crâne non retrouvé pourrait également avoir été prélevé. On a un effet de compression latérale sur certaines parties du corps (le tibia gauche et les épaules), qui est dû à la proximité de la paroi de la sépulture.

Figure 10: squelette de la sépulture 2121

La petite dalle

C’est un calcaire fin ou froid, qui correspond soit au Crétacé ou au Jurassique. Elle vient de plusieurs kilomètres.

Figure 11 : la petite dalle, cliché H.Mahdi

La grosse dalle

C’est un grès calcaire, il peut être prélevé du substrat pliocène autour du site. Il vient du nord-est du site : Cuesta de Vauvert (versant de Vauvert).

Figure 12 : grosse dalle.

          -Fosse 2001

Structure située à l’extrémité orientale de l’emprise au pied de la berme. De plan sans doute circulaire. Sa longueur est de 1,10 m pour une largeur de 1,01 m et 0,60 m de profondeur.

Son profil montre des parois presque verticales et un fond concave. Le creusement de la fosse est l’US2206.

Un fragment qui semble être un fragment de panse est partiellement engagé dans la coupe.

Figure 13 : FS  2001, cliché de H.Mahdi.

Son comblement est constitué de quatre couches.

La couche supérieure (US2203), d’une épaisseur de 0,38 m, est limono-sableuse de couleur brun gris, meuble, faiblement hétérogène contenant des graviers, de nodules de terre cuite, des nodules calcaire gréseux local, des petits galets centimétriques et de la malacofaune.

L’US 2203, est une couche intermédiaire, de limon-sableux faiblement argileux, de couleur gris brun relativement hétérogène, meuble, qui contient des graviers, un bloc calcaire local, quelques petits galets et des charbons de bois. La couche a une épaisseur de 0,17 m déposée en berceau  inclinée vers l’ouest.

L’US 22O4 est un comblement limono-sableux de couleur grise très compacte, contenant des graviers, quelques galets de petites tailles avec un gros tesson et un fragment d’ocre. Son épaisseur est de 0,18 m. Il contient aussi quelques micro-charbons épars, sa couleur et sa texture laisse penser qu’il contient des cendres.

L’US2205 est le comblement inférieur. Il est  limono-sableux, de couleurs plus ou moins jaunâtre, compact et faiblement hétérogène. Il contient des graviers et peu d’autres inclusions.  Son épaisseur est de 0,07 m. Elle semble essentiellement constituée de sédiment venant du substrat pliocène. Elle est appuyée contre la paroi ouest et suit une inclinaison en direction de l’est.

La fouille totale de cette fosse a permis la collecte d’au moins deux vases fragmentés différents. Le premier semble correspondre à un gros récipient, les tessons sont  épais et le diamètre paraît large. Le second appartient à un récipient beaucoup plus petit dont la paroi  est assez fine. Des éléments de son bord et un moyen de préhension sont présents.

Figure  14: FS2001

-Fosse 2004

La fosse est localisée en partie sud-est de l’emprise, non loin de la berme qui la délimite.

Elle se trouve à proximité de la SP2121. Son creusement ovale mesure 1,30 m de long et 1,10 m de large. L’US2211, est le creusement de la fosse, son profile présente des parois rentrantes.

Figure 15 : FS2004, cliché zénithal de  H.Mahdi

Son comblement est :

US2004

Elle correspond au comblement supérieur. Il s’agit d’un sédiment limoneux très compact, contenant des graviers millimétriques carbonatés de gris foncé. Il renferme de nombreux galets dont le module varie entre 0,10 et 0,18 m. La plupart d’entre eux doivent provenir des Costières et il semble être majoritairement non chauffé. Certains sont fragmentés.

Nous notons aussi un comblement intermédiaire l’US2209, composé d’un sédiment limono-argileux brun moyen. Il renferme de nombreux graviers carbonatés millimétriques et de rares tessons de céramique.

L’US2210 est un comblement lui aussi intermédiaire de sédiment limono-sableux gris clair, visiblement très compact voire induré. Dans ce comblement, nous observons des nodules de carbonates, des galets dont le module varie entre 0,05m et 0,25 m. Les plus petits galets sont les plus nombreux et mesurent entre 0,05m et 0,10m. Les plus gros galets, en plus faible quantité, mesurent entre 0,20 et 0,25 m. Ces derniers sont pour la plupart d’entre eux des grès. De rares galets sont fracturés, soit à cause d’une action thermique, soit par débitage. Certains sont franchement retouchés.

Le comblement inférieur US2225 est constitué d’un mélange de mottes de limon gris pâle, de mottes de sable grossier jaune et de mottes de limon brun clair.

Nous ne remarquons, en effet, aucun vide entre les galets, ce qui pourrait indiquer qu’il n’y a eu aucun apport de terre et que le sédiment gris correspond à un dépôt de carbonate. Cette carbonatation est plus importante contre la paroi nord du creusement.

Ce mélange peu compact et hétérogène contient une faible quantité de nodules de carbonates et de galets qui se concentrent en partie contre les parois sud et est de la fosse.

Il contient aussi une très faible quantité de charbon de bois, de nodules de terres cuites et de rares fragments de céramiques, quelques éclats calcaires portant des traces de rubéfaction et quelques os de faune.

-FS2027

La fosse FS2027 est localisée à l’extrémité sud de la zone de fouille à l’est des fosses FS2025 et FS2026. Elle apparaît à 0,50 m sous la surface actuelle en surface de la couche US2144.

Son creusement (US2171) ovale, orienté du nord au sud, est conservé sur une longueur de 1,08 m pour une largeur de 0,88 m.

Elle a conservé une profondeur de 0,54 m. Son profil présente des parois verticales assez régulières et un fond concave. Il présente un surcreusement de 0,30 m de diamètre au contact de la paroi sud.

Le comblement est constitué de 4 couches.

Le comblement inférieur (US2161) est matérialisé par une couche carbonatée très indurée de ton gris pâle. Elle présente de fines strates plus claires ou jaunâtres pouvant correspondre à la dégradation des parois.

Cette couche montre un vaste pendage vers le sud. Ces dépôts calcaires peuvent résulter de phase de ruissellement d’eau entre la période d’utilisation de la fosse et son abandon.

Le comblement sus-jacent (US2158) est constitué de limon gris brun clair mêlé à de nombreux micronodules de carbonate et de limon jaune. Son épaisseur maximale est de 0,15 m. Il contient de rares galets de 0,02 m au maximum ainsi qu’un tesson de céramique modelée. Ce comblement est localisé dans la partie sud de la fosse.

Le comblement suivant matérialise une couche de transition entre les couches carbonatées (US2161 et US2158) et le comblement supérieur (US2027). Cette couche en berceau possède une épaisseur constante de 0,10 m. Elle est constituée d’un mélange homogène de limon gris pâle et de limon brun fortement mêlé de petit nodule de limon jaune. Elle correspond probablement à la dégradation des parois de la fosse. Elle contient de rares galets (0.12 m au maximum).

Le comblement final (US2027) est conservé sur une épaisseur maximale de 0,34 m. Il est constitué de limon brun moyen très homogène faiblement mêlé de nodules de limon jaune (effondrement de parois). Il contient de rares galets, ainsi que des charbons de bois et des nodules de terres rubéfiées. Il a livré de rares éclats de silex et une faible quantité de tesson de céramique et de tuiles certainement intrusifs. Ces éléments peuvent provenir de la couche sus-jacente (US2150) car ils n’apparaissent qu’en surface de la couche.

Nous retenons de cette fosse que seule la couche de l’US2027 a livré de nombreux tessons de céramique. La majorité des fragments de céramique mesure entre 0,05 et 0,08 m de large. Ils ne s’agissent que de fragments de panse, aucun tesson n’étant muni de préhension ou de décor.

Concernant le creusement (US2176), la fouille a permis de mettre en évidence un secondcreusement. Nous avons décelé deux surcreusements dans la fosse FS2027.

Le premier surcreusement est localisé contre la paroi sud-ouest. Il mesure 0.40 m de longueur  et 0.34 m de largeur. Peu profond, il mesure entre 0.05m et 0.10 m depuis le fond de la structure. Ses parois sont verticales et son fond semble être plat, il pourrait s’agir d’une logette destinée à accueillir une vase.

Figure 16 : FS 2027(cliché, H.Mahdi).

Au sud-est, le second surcreusement possède un diamètre de 0.30 m et s’observe sur une profondeur de 0.33 m. Son profil est asymétrique muni d’une paroi rentrante à l’est et évasée à l’ouest. Son fond n’a pas été atteint. Cette cavité pourrait correspondre à un terrier.

 

-La Fosse 2030.

La fosse FS2030 se situe à l’ouest du secteur 1 du Paléolithique. Elle est de forme apparemment ovale, orientée est/ouest. Son profil montre une paroi évasée et un fond irrégulier, légèrement sur creusé en partie centrale. La profondeur observée est de 0,34 m.

L’US2148 est le creusement de la fosse. Il est de forme ovale et possède des parois incurvées. Il est profond de 0,34 m. (redite avec le paragraphe plus haut)

L’US2030 est un comblement de sédiment limono-sableux, de couleur brun gris. Probablement hétérogène. Très compact voire concrétionné (faire des phrases). Il présente une largeur de 0,92 m et une longueur de 1,07 m.

L’US2143 est un comblement limoneux, de couleur brun. Cette couche se trouve au-dessous de l’US2030

On observe aussi qu’elle est compacte et hétérogène. Elle contient des inclusions de graviers et quelques nodules calcaires.

L’US2147 est un comblement limoneux plus compact que l’US2143 de couleur gris brun intercalée. D’une épaisseur totale de 0,18 m, cette couche se situe au-dessous de l’US2143 et au-dessus du creusement US2148.

Interprétation et hypothèses à propos des fosses néolithiques.

Jusqu’à ce jour-ci la post-fouille n’a pas été faite. Par conséquent, les interprétations et l’hypothèse que nous avancerons ne sont pas les fruits des analyses typologiques de céramiques. Cependant, quelques indices comme les comblements et les mobiliers céramiques qualifiés  de Fontbouisse lors du diagnostic nous laissent penser que ces structures (Silos, Sépulture) sont datables du Néolithique final. Les fonctions de ces fosses n’ont pas été tranchées. Les néolithiciens du terrain avancent des hypothèses telles que celles-ci :  les fosses sont des dépotoirs ou des silos. Il vaudrait mieux attendre la post-fouille où  l’étude scientifique des mobiliers nous donnera peut-être une réponse probante.

Figure  17: FS2030

 

 

 

 

1.4. Protohistoire

L’opération de la fouille préventive de la Condamine VII, décèle des occupations de l’âge du fer probablement du Vème av-JC. En total nous avons dénombré trois fosses protohistoriques à savoir, la fosse FS2015, FS2016 et FS2108.Toutes ces fosses ont livré une abondante céramique, qui par leurs formes datent entre -500 et -475av. JC.  En outre, nous avions récolté un vase à cuire non tourné, de la vaisselle de table, beaucoup de céramique grise monochrome. On ajoute à ces derniers quatre vases attiques, peu d’amphore massaliote et étrusque. Nous avions aussi de fragments de meule, plusieurs fragments de mortier peint étrusque et beaucoup de fragment de terre rubéfiée.  Pour ce qui concerne les mobiliers métalliques on a six fibules, deux épingles, un anneau, une bague fragmentée de bracelet, tous les mobiliers étaient en bronze. Puis on a aussi des os de faunes et beaucoup de charbon.

Bien que, la période protohistorique ne faisait pas partie  de la tâche que mon responsable m’a confiée, par curiosité j’ai abordé une fosse protohistorique.  Il s’agit de la fosse FS2108.

La fosse FS 2108

La fosse FS2108 est localisée au centre de la moitié Est de la zone de fouille. Elle est orientée est/ouest. Son plan ovalaire est visible en surface de la couche US2146. Les contours de la structure au niveau du décapage archéologique  sont conservés. Sur une longueur de 2,06 m pour une largeur maximale de 1,40 m. Son creusement (US2189) présente un palier long de 1,34 m et une profondeur de 0,24 m.

À l’est de ce palier, ayant atteint la surface carbonatée de l’US2144, le creusement se réduit en une fosse circulaire d’un diamètre moyen de 0,70 m pour une profondeur de 0,64 m.

Son profil présente une paroi verticale et irrégulière.

L’axe de la coupe étant placé en bordure nord du surcreusement circulaire, la profondeur observée sur la coupe est minimale. Un doute subsiste quant à la réelle profondeur du creusement dont la profondeur maximale approche les 0,88 m.

 

Figure 18 :Cliché G.Bousquet : fosse protohistorique

Le comblement inférieur (US2190)  a une épaisseur de 0.04m. Il est constitué de limon gris clair induré et fortement mêlé de nodules de carbonates blancs (comblement naturel) sans qu’il y soit   une inclusion anthropique.

Le comblement intermédiaire (US2191) est un mélange de limon gris et de limon brun. Il a une épaisseur de 0.16m. Il est aussi homogène et peu compact  mais fortement mêlé de nodules de carbonates blancs. On observe qu’il y’a pas une inclusion anthropique.

Le comblement supérieur (US2108) est constitué de limon brun moyen peu compact et homogène. Il contient une faible quantité de micronodules de carbonates et de galets ainsi que de rares charbons de bois, des nodules de terre rubéfiée  et de fragment de faunes .

Ce comblement est le seul ayant livré une forte quantité de tessons de céramique modelée, d’amphore Massaliote et de céramique grise monochrome. À 0,20 m au sud de l’axe de coupe un vase caréné à moitié complet en céramique grise monochrome est disposé à l’envers à la base de la couche.

On note que les deux premiers comblements sont naturels sans inclusion anthropique et que seul le dernier remplissage contient une forte quantité de rejets domestique. Cette fosse est sans aucun doute contemporaine de la fosse FS2015 et FS2016.

Interprétation et hypothèse

En ce qui concerne les fosses FS 2015 et FS 2016, la présence des mobiliers abondants nous ont apportés des éléments de supports de datation montrant  une occupation sans ambigüité du premier âge du fer.

En effet, la fosse FS2108, qui se trouve au centre de l’emprise de la fouille livre lui aussi le même mobiliers que les fosses FS 2015 et FS2016. Par conséquent, les trois fosses sont contemporaines et  datent entre -500 et -475av. JC.

Figure 19: FS2108 ( J.Luc).

1.5. Occupation moderne.

                                  Fosse 2003

Structure est située à la limite du décapage, à l’est de secteur 1 Paléolithique (la zone 4).

De forme quadrangulaire, sa longueur est de 1m pour une largeur de 0,90 m et une profondeur  de 0,14 m.

Figure 20: FS2003 ( cliché H.Mahdi).

L’US2208 est le creusement de la fosse. Son profil montre des parois presque verticales et un fond plat. Son comblement est formé de deux couches.

La couche supérieure (US2003) est un limon-sableux, de couleur gris-brun, meuble et faiblement hétérogène contenant des graviers, de galets centimétriques et un fragment de calcaire gréseux.

La couche inférieure (US2207), est limono-sableuse, gris jaunâtre, compacte hétérogène. Elle inclut des carbonates centimétriques. On y trouve aussi des mobiliers comme des silex, un tesson de céramique vernissé.

Bien que la fosse soit probablement moderne son utilité semble être une fosse de plantation

Cette fosse s’apparente à une fosse de plantation d’époque moderne.

 

 

 

Figure 21: FS2003

2) Le post-fouille

La post-fouille s’effectue toujours après l’opération de terrain sur une durée courte. Les agents qui étaient sur le chantier lors de la fouille ne participent pas tous à la phase de post-fouille.

Pendant cette phase de travail, plusieurs spécialistes (céramologue, anthracologue, malacologue, carpologue, anthropologue, etc.…) interviennent pour l’étude des mobiliers extraits lors du terrain, charbons, pollens et la contribution du rapport de la fouille.

Pour la fouille de Vauvert,  le post-fouille se passe dans le Centre archéologique de Nîmes.

2.1Traitement du mobilier

Lors de la phase de terrain, tous les mobiliers récoltés ont été pour partie traités dans les bureaux installés sur la base vie, le reste en post-fouille.

Nous avons commencé avec le lavage des céramiques, silex et les os avec une brosse à dent en suivant les instructions de mon responsable de stage. Les céramiques du Néolithique sont vulnérables, aussi, il est souhaitable de les laver avec précaution.

Pour ce qui concerne les objets métalliques, nous n’avons pas lavé mais nettoyé avec un cure-dent.

Puis les mobiliers sont rassemblés par US sur une planche pour le séchage. Lorsque les mobiliers sont séchés, nous sommes passés à l’étape de marquage. Puis après le marquage des mobiliers, on a regroupé toujours par numéros d’US dans des sacs afin de conditionner l’ensemble des mobiliers en vue de leur étude.

  2.2. D. A .O

La DAO (Dessin Assisté par l’Ordinateur) est une méthode qui nous permet de reprendre les dessins faits à la main sur le terrain et de produire des fichiers informatiques.

L’intégralité des relevés, plans et coupes, dessinés sur le terrain, sont traités à l’aide d’un logiciel appelé Adobe Illustrator. Ce dernier permet de retranscrire toutes les informations présentes sur les minutes de terrain..

Durant ma période de post-fouille, une infographe m’a aidé à faire mes premiers dessins, il s’agit de Mlle Frédérique Robin. Le processus de DAO s’enchaîne de telle sorte :

Tout d’abord, on scanne la minute, puis on l’insère dans le logiciel Adobe Illustrator. On crée des calques qui représentent les informations que l’on veut mettre en évidence. Il s’agit des US, contour des structures, orientation, échelle, légende et les noms de la personne qui a fait le relevé et celui qui s’est occupé de la DAO.

2.3  L’enregistrement des données avec Syslat-Terminal

C’est pendant la période du terrain et de post-fouille qu’on a abordé le système d’information archéologique avec notre responsable de stage, Pierre Séjalon.

Ce système permet d’enregistrer et de classer les données récoltées lors du terrain afin d’en faciliter l’exploitation.

Syslat-Terminal est la dernière évolution du logiciel Syslat (créé par Michel Py, CNRS).

Le logiciel permet de relayer toutes les données qu’il contient à de nombreux archéologues qui se trouve dans des différents endroits Il suffit de fournir un code d’identifiant et un mot de passe propre à  chaque utilisateur du logiciel.

Conclusion sur l’apport du stage

Tout d’abord, il me semble important de préciser que ce rapport est fait avant la post-fouille de l’opération de la Condamine VII. Jusqu’à là nous avions que des informations brutes.

Ce stage m’a permis de participer à une fouille archéologique préventive, ainsi que l’étude de mobiliers et l’enregistrement des données sur le Syslat terminal 3, chose dont je n’avais pas eu la chance. Je trouve très intéressant d’avoir eu le privilège de participer à ces activités.

Je tiens à souligné que notre responsable de stage, en l’occurrence Pierre Séjalon a planifié nos activités durant notre stage en trois étapes : une première  étape sur le terrain, une deuxième étape l’étude de mobiliers et une troisième étape pour la rédaction du rapport.

Les travaux que j’ai effectué sur le terrain ont d’abord  façonnés ma manière de fouiller, puis ont améliorés mon aptitude à enregistrer les informations sur le terrain ainsi que de comprendre les vestiges archéologiques.

Bien que la post-fouille de l’opération n’ait pas eu encore lieu durant notre stage, notre responsable a fait en sorte que nous puissions faire une post-fouille réservée uniquement au stagiaire. Ce dernier m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences. J’ai débuté par le lavage et le marquage du mobilier. Puis j’ai participé à suivre la façon dont on enregistre les informations du terrain dans le Syslat terminal 3. En outre, j’ai été amené à l’initiation de la DAO, par une infographe de l’inrap méditerranée.

Dans cette opération j’ai eu la possibilité de travailler sur des occupations différentes chronologiquement (Paléolithique, Mésolithique, Néolithique, Protohistorique et Moderne). A part le néolithiques les autres occupations n’étaient pas mes périodes de prédilections.

J’ai été surpris d’apprendre à la charnière de la fouille une occupation qui n’a pas été mentionné dans la prescription, il s’agit du mésolithique.

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Section3 : les annexes

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